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Comment et pourquoi se constituer un patrimoine ?

Photo de Géraldine : Conseillère en gestion de patrimoine et en investissement financier

Géraldine Garnil

Conseillère en gestion de patrimoine et en investissement financier indépendante

couverture olivier x bassem mejri

Dans cet épisode, nous allons plonger dans l’univers de la constitution de patrimoine, en abordant pourquoi il est essentiel de le faire et comment s’y prendre efficacement.

Pour cela, j’ai le plaisir d’accueillir Bassem MEJRI, fondateur des éditions FREGATE et professeur en entrepreneuriat.

Nous allons discuter des principes fondamentaux pour commencer à bâtir un patrimoine, des différentes stratégies pour le développer, et des erreurs à éviter en cours de route. Que vous soyez au début de votre parcours financier ou que vous souhaitiez renforcer vos acquis, cet épisode est fait pour vous.

Voici quelques points essentiels que nous allons aborder :

  • Pourquoi se constituer un patrimoine : Comprendre l’importance de préparer l’avenir et de sécuriser votre situation financière.
  • Comment structurer son patrimoine : Les outils disponibles, des investissements à la constitution d’une épargne solide.
  • Les erreurs à éviter : Identifier les pièges courants et les éviter grâce aux conseils de Bassem.

Nous espérons que cet échange vous aidera à y voir plus clair et à prendre des décisions éclairées.

Bonne écoute !

Transcription 

Finance et patrimoine. Bienvenue sur Finance et patrimoine, le rendez-vous des coulisses de la finance. Je suis Olivier Scrooge, co-fondateur de Scrooge Finance, la plateforme des experts de la finance et du patrimoine.

Je reçois via ce réseau des talents qui partagent leurs secrets et leurs meilleures méthodes pour doper vos résultats. Que tu sois débutant ou expert, abonne-toi. Ce podcast va devenir ton meilleur allié.

Finance et patrimoine. Bonjour à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode du podcast Finance et Patrimoine, les secrets backstage.

Aujourd’hui, nous allons parler de finances personnelles.

Et pour cela, j’ai un invité de marque qui s’appelle Bassem MEJRI. Bassem, tu es éditeur et fondateur d’une maison d’édition qui s’appelle l’Africate Edition. Nous allons parler ensemble d’un sujet qui s’appelle comment se constituer un patrimoine, pourquoi se constitue un patrimoine.

Nous allons parler de tout cela en détail. Mais tout d’abord, est-ce que tu peux te présenter et nous dire ce qui te fait te lever le matin?

Merci beaucoup, Olivier. Me présenter, je suis avant tout un entrepreneur. C’est comme ça que je veux me présenter, c’est ce que je suis au quotidien, c’est-à-dire quelqu’un qui prend des risques, quelqu’un qui réalise des projets et quelqu’un qui s’accomplit en fait au quotidien.

C’est surtout ça un entrepreneur. Ensuite, dans mes activités annexes, je suis professeur en école de commerce où j’ai la chance et l’honneur d’enseigner l’entrepreneuriat en école de commerce, principalement et je suis…

Tu peux la citer, tu peux citer les écoles ou l’école dans laquelle

tu…

Il y en a plusieurs, mais on va dire les principales, oui, ISTECH, EDC à Puto, juste à côté de la défense. Ce sont les principales, oui. Et puis, j’ai une autre à Boulang-Biancourt qui s’appelle

MBway.

Enfin, voilà, ça occupe pas mal de journées dans la semaine.

Voilà, je suis entre 4 ou 5, 4 et 5, école et voilà, j’en ai, on va dire, une par jour où j’ai la chance d’enseigner l’entrepreneuriat. Et toujours, j’essaie dans l’entrepreneuriat, subtilement, de diffuser un peu cette connaissance de finances personnelles, c’est fondamentaux, d’actifs, de passifs, parce que malheureusement, en France, on a ce retard sur notre éducation financière.

On n’est pas tellement bon en économie. On a d’excellents économistes qui peuvent être prix Nobel d’économie. On l’a vu avec Monsieur Piketty il y a quelques années et d’autres encore.

Donc on est bon sur la théorie. Sur la pratique, ça reste encore à voir. Ça reste encore à démontrer.

Oui, je pense que le constat est assez partagé. Mais parle-nous de la FREGATE édition. C’est la mission d’édition que tu as fondée.

Parle-nous un petit peu de sa raison d’être.

Alors, FREGATE édition, c’est une maison d’édition que j’ai créée à DOC. C’est-à-dire, je suis parti d’un constat très simple que tu partages peut-être certainement. C’est qu’il y a énormément de livres en langue anglaise, britannique, américain qui ne sont jamais traduits en français.

Et donc, moi, j’étais frustré face à cette situation-là parce que si on n’est pas anglophone, si on n’a pas cette culture, cette double culture franco-américaine, si on n’a pas les contacts, si on n’est pas connecté aux bonnes personnes là-bas, on perd, on perd en contenu, on perd en savoir, on perd en connaissance. Et donc, c’est dans cette optique-là que j’ai créé FREGATE Edition pour, justement, réaliser l’adaptation, parce que ce n’est pas une traduction au mot à mot, parce qu’il faut toujours adapter, il y a des termes techniques sur lesquels on pourra revenir plus tard, pour, justement, l’adapter au public francophone avec un esprit bien français et justement mettre cette connaissance, ce savoir pur à la connaissance du plus grand nombre.

Donc, ton rôle, c’est d’adapter des ouvrages, plutôt américains, si je comprends bien, peut-être d’ailleurs dans le monde, de la finance personnelle. Donc, c’est très spécialisé, ta maison d’édition, à la finance personnelle, voilà, hyper spécialisé. Et donc, de les rendre disponibles aux Français.

Donc, je crois que les ouvrages sont disponibles dans les grandes enseignes comme Fnac, Amazon, enfin, on peut les trouver un petit peu partout.

Absolument, même chez le libraire du coin, vous donnez juste le nom et voilà, c’est commandable.

D’accord, très bien. La FREGATE édition, revenons à notre sujet après cette présentation. On va parler patrimoine.

Première question, le BABAS est la base, c’est qu’est-ce qu’on entend par patrimoine? Quel est le sens que tu donnes, la définition que tu donnes à ce mot ?

C’est vrai, tu as raison d’insister là-dessus, Olivier, c’est que c’est un mot tiroir dans lequel on peut mettre énormément de choses.

Et le sens que moi je lui donne, c’est la richesse et la valeur que tu accumules et qui résistent autant. Si je peux donner cette définition un peu volontairement générale.

Donc c’est la richesse et la valeur accumulée malgré le temps qui passe. Et si on a bien fait les choses, si le temps devrait être un effet de levier pour nous, donc ça devrait nous créer encore plus de valeur si notre patrimoine a bien été bâti et conçu initialement.

Alors, comme on n’est que deux passages sur cette terre, est-ce que tu l’associes à la notion de transmission d’héritage de famille ? Pas forcément de famille, mais de transmission. Parce que par exemple, on crée une entreprise et qu’elle perdure dans le temps.

Parce que à l’issue de notre travail, elle est revendue et puis elle devient de plus en plus grosse derrière. Est-ce que tu l’associes à ça ?

Alors, c’est une possibilité, mais je vais te dire pourquoi je l’associe pas à ça. Parce qu’en fait, si tu veux le point de départ des finances personnelles, le point de départ, puisqu’on parlait des prérequis hors antenne, le prérequis, c’est déjà de croire et d’être foncièrement convaincu qu’on peut se bâtir ce patrimoine.

Or, la problématique, c’est que si on est dans une culture de l’héritage, c’est une solution de se dire que les riches sont les héritiers, les riches sont les rentiers.

Moi, malheureusement, je ne suis pas né dans la bonne famille, donc les dés sont déjà pipés, le jeu est truqué, donc je n’accéderai jamais à cette indépendance financière, à cette liberté financière. Donc, c’est vraiment des sujets en termes de prérequis, je dirais que c’est le prérequis numéro un. C’est d’avoir la bonne conscience, d’avoir le bon savoir qu’en fait, il y a, je te dirais, juste une statistique pour résumer le fond de ma pensée, c’est qu’il y a 80% des millionnaires qui se sont construits tout seuls, c’est à dire en partant de zéro, et ils ont, en l’espace d’une vie de travail, donc c’est énormément de sacrifices, c’est beaucoup de travail, c’est beaucoup de voyages, c’est beaucoup de réunions, ont réussi justement à atteindre cette indépendance financière.

Donc déjà, si on part du principe, quand on est dans la culture de l’héritage, ça nous pousse à ne pas agir. Donc ça nous met un frein, un frein moteur ou un frein à main comme on veut, mais on est à l’arrêt. Tandis que si on a la conviction profonde, en créant nous que il y a 80% des personnes qui sont aujourd’hui millionnaires et qui sont partis d’une feuille blanche, de zéro, ça va nous pousser à devenir actifs et proactifs.

Donc c’est vraiment des notions qu’il faut vraiment manipuler avec un grand soin, parce que selon la croyance qu’on va distiller dans notre esprit, soit on va être actifs, soit on va être totalement passifs.

On parle un petit peu des moteurs qui pourraient nous pousser à décider de se constituer un patrimoine et pour toi, clairement, le moteur, il est qu’on peut partir de zéro et y arriver, voire même être millionnaire, n’ayons pas peur des mots.

Même milliardaires n’ayons apparemment pas peur des mots.

Nous n’avons pas peur et par contre, justement, et sortir de cette idée et de cette culture de la transmission de l’héritage où il y aurait des dentists et des malchanceux qui ne pourraient pas s’en sortir.

Oui.

Un petit peu ce que tu… Et du coup, de ton point de vue, le fait de vouloir transmettre à ses enfants un patrimoine n’est pas un moteur. C’est…

Lâche ton emploi. C’est la conséquence.

C’est ça la cause.

D’accord. Très bien. Parfait pour cet éclairage.

Alors, maintenant qu’on a dit, qu’est-ce qu’on entendait par patrimoine ? C’est assez vaste selon toi. C’est toutes les valeurs.

Donc les valeurs, c’est très large. Soit matérielles, immatérielles, voire même des oeuvres. C’est n’importe quoi.

On peut parler des raisons qui nous poussent à constater ce patrimoine. On en a évoqué quelques-unes. Est-ce que tu en vois d’autres?

Donc tu as parlé d’indépendance financière. J’ai noté ce mot donc accéder, ça veut dire que pour toi, quand on est salarié, on n’est pas indépendant.

Non, malheureusement.

Et donc, selon toi, le salariat, quels sont ses effets négatifs et qui pousserait cette indépendance ?

Le problème du salariat, c’est que ce n’est pas un problème en soi. En fait, c’est juste un statut. C’est un statut, en fait, où la personne ou l’individu n’est pas propriétaire de l’outil de production pour parler, pour parler comme Marx.

Comme cette pensée, parce qu’il y a des gens qui ont théorisé tout ça d’une manière très très très factuelle avec des grandes théories, des grandes thèses. Donc le problème du salarié, c’est qu’il n’est pas propriétaire de son bien de production, qui est le contraire du patron, qui est lui par contre, est bien le propriétaire de son outil de production, ce qui lui donne un ascendant, un rapport de force sur le salarié ou l’ouvrier, qui lui ne dispose que de son temps finalement, ou il ne peut vendre que de son temps ou de sa force de travail, ou éventuellement, si c’est un cadre, il va mettre à disposition de sa force, de son intelligence, de sa matière grise au service de l’entreprise. Mais quoi qu’il en soit, que ce soit un travail manuel, physique ou intellectuel, il faut savoir que les salariés ont un dénominateur commun, c’est qu’ils ne possèdent pas cet outil de production, qui fait donc la force du patronat.

Donc en fait, comme dans le film Matrix, il faut passer de l’autre côté du miroir, comme Néo dans Matrix, il faut passer de l’autre côté du miroir et justement ne plus penser en tant que prestataire de service pour une entreprise, mais réfléchir en tant que propriétaire de son outil de production. Aussi petit soit-il, ce n’est pas grave au début, on peut commencer très modestement, très humblement, mais il faut aussi avoir cet état d’esprit de posséder quelque chose et de le mettre et de créer de la valeur avec. Et c’est un bon premier pas.

D’accord. Donc pour toi, la principale raison et source de motivation par la construction du patrimoine, c’est l’indépendance financière. Et donc pouvoir quitter et s’affranchir du salariat dans lequel, en gros, on loue son temps, on loue sa personne.

Un peu à l’heure, aux 35 heures, je dirais, ses capacités en échange d’un salaire. Et on accède à l’outil, à posséder son propre outil de production, quel qu’il soit, et être du coup propriétaire, ne plus avoir cet ascendant.

Voilà, s’affranchir, s’affranchir et sortir de cette relation un petit peu paternaliste. Alors, il y a des relations paternalistes qui sont très bien, parce qu’on est bien cajolés, on est protégés par son gentil patron. Mais il faut sortir de ce paternalisme où on nous dit à quelle heure on doit arriver, on nous dit à quelle heure on doit partir, on nous dit où est-ce qu’on doit aller chercher notre petit thé restaurant, dans quel bureau, où on nous donne nos congés, où on les refuse pour des raisons qui nous échappent totalement.

Donc il faut sortir de ce côté un peu infantilisant. C’est bon, on est adultes, on est largement majeurs. Certains de nos auditeurs, auditrices sont certainement peut-être des enfants.

Et donc il ne s’agit pas de revenir, de faire cette régression-là. Il faut qu’on aille de l’avant, il faut qu’on regarde plus loin. Il faut que nous-mêmes, on devienne des propriétaires de nos biens de production.

Après, pour répondre à ta question d’une manière un peu plus factuelle, en réalité, il y a autant de raisons qu’il y a d’hommes.

Chaque personne a son propre destin. Pour certains, c’est une revanche sur le passé.

Pour d’autres, c’est une manière de se démarquer par rapport à sa structure sociale. Il n’y a pas une raison universelle, mais on va dire que l’objectif, la destination finale, c’est d’atteindre justement cette indépendance financière et cette liberté financière. Ça, c’est le point d’arrivée, si tu veux.

D’accord. Liberté qui nous est tellement chère, nous, aux

Français, puisqu’on l’a mis dans notre slogan national, tu l’as mis à ce niveau-là, à ce rang-là. Très bien.

Merci. Est-ce qu’on a bien compris que chacun peut avoir ses propres raisons d’accéder à ça? On respecte aussi ceux qui apprécient le salariat, parce qu’il a son confort.

Ici, ce n’est pas l’idée d’énigrer l’un par rapport à l’autre, mais d’ouvrir des opportunités et de discuter sur ce sujet. Alors, si on parle dans cette direction, quelles sont les prérequis, si on veut se diriger vers ça, vers cette indépendance-là, à partir de la matrice, comme tu dis, et se libérer ? Quelles sont les barrières qu’on doit franchir ?

Quels sont les obstacles ?

Alors, d’abord, les premiers obstacles, paradoxalement, ils sont en nous. Ils sont à l’intérieur de nous, ils sont dans notre esprit.

Tout se passe à l’intérieur, donc ce sont d’abord nos croyances limitantes.

Il y en a une qu’on a déjà évoquée ensemble, c’est celle du patrimoine, où si déjà on est convaincu que on est dans une société où la répartition des richesses est mal réalisée, où on a des nantis qui s’auto-transmettent de génération en génération la richesse, donc là on part déjà dans une mauvaise direction.

Donc c’est déjà le premier pas, c’est déjà d’avoir des croyances non limitantes, ou si on en a, c’est de cesser d’y croire et d’installer de nouvelles croyances. Et donc le premier pas, c’est de faire ce travail d’introspection sur soi-même, c’est un travail à l’intérieur de soi, de faire un état des lieux et d’avoir les bonnes croyances qui vont nous permettre justement de devenir quelqu’un de dynamique, de travailleur et de nous mettre justement en mouvement.

Ça c’est le premier point qui me paraît incontournable, sinon notre exécution ne va pas être bonne.

Est-ce que tu pourrais nous citer quelques croyances que certaines personnes pourraient avoir en elles, j’en ai une certaine qui me donne une idée en tête là. Est-ce que tu pourrais nous en citer une ou deux qui semblent bloquantes ?

Ah tu sais, il y en a énormément. Bon, si je parle que de la France, comme tu sais, la France est un pays qui a une tradition chrétienne, qui a une tradition catholique, sans rentrer dans une exégèse de la religion. Mais tu sais que c’est une religion, une croyance où on fait vœu de pauvreté, déjà pour faire très simple.

Encore, on fait vœu de pauvreté, c’est-à-dire que sur le modèle de Jésus, parce que c’était quelqu’un qui n’était pas du tout matérialiste. Donc en fait, en termes de croyances pures, on pense déjà que le matériel, c’est quelque chose qui n’est pas bon.

Ça c’est le premier point.

En termes d’histoire culturelle, la France est quand même la fille aînée de l’église, donc c’est pas rien. Deuxièmement, les patrons sont plutôt mal vus. Le patron est vu comme quelqu’un qui exploite les autres.

On l’a vu avec l’œuvre d’Émile Zola à la fin du XIXe siècle, avec le fameux Germinal, qui ensuite a été tourné dans des films, dans des séries. Le roman a eu beaucoup de succès. Donc on a en fait cette croyance populaire ou soit que l’argent c’est pas bien, soit que l’argent c’est sale, soit que l’argent c’est mal et que le patron c’est vraiment un personnage très méchant, un contremaître pour reprendre les romans du XIXe siècle, vraiment une personne ignoble.

On a même évolué dans ces dernières décennies. Ce que tu dis, c’est vrai, mais bon, probablement qu’il y a encore effectivement des sous-jacents, je dirais, qui sont bien réels par rapport à ça, oui.

Pour répondre à ta question, il faut avoir un rapport sain avec l’argent. Il faut essayer d’établir un rapport sain avec l’argent et non toxique, sachant que ça peut devenir très toxique. Par exemple, pour les personnes qui sont des acheteurs ou des

acheteuses compulsives, si on met à leur disposition de l’argent sous forme de crédit à la consommation ou autre, on sait que c’est explosif, c’est comme de la TNT.

Donc il faut avoir un rapport apaisé avec l’argent, un rapport sain avec l’argent et ça, ça se fait dans le temps. Moi personnellement, le rapport que j’ai avec l’argent, c’est que je vois ça comme un effet de levier qui va me permettre d’accéder à de la liberté.

Voilà, comme ça, il a une valeur, bien sûr, qui est, on va dire, une unité de mesure.

Mais la manière dont je le perçois, c’est que dès que je fais quelque chose, un investissement ou que j’achète un bien immobilier, je me dis voilà, j’ai fait un pas de plus vers ma liberté.

Et c’est comme un fardeau qui s’est retiré de mes épaules.

Pour toi, l’argent, finalement, c’est un outil. Et en fait, il faut vraiment un prérequis avant de se lancer, faire la paix avec soi-même et avec cet outil-là. Tous les tabous qui sont autour de lui pour dire voilà, c’est un outil qui me permet d’accéder à quelque chose.

Donc toi, Bassem, c’est la liberté, l’indépendance financière.

Donc c’est ton objectif recherché. Et à chaque fois, tu fais un pas de plus vers cet objectif-là qui est personnel, qui est humain, qui n’est pas quantifiable finalement.

Enfin, peut-être d’une certaine manière, tu dois avoir des indicateurs. Mais voilà, le prérequis, c’est de bien mettre l’argent à sa place, c’est d’être en paix avec soi-même, avec cette notion-là et un peu avec les autres aussi.

Et il faut toujours percevoir, selon moi encore une fois, l’argent comme un moyen, jamais comme une fin. Parce que si on le voit comme une fin, c’est la mort. D’ailleurs, il y a une expression en français, on se dit je ne veux pas être le plus riche du cimetière, ça n’a aucun intérêt.

Donc on associe bien ça à la mort. Mais il faut que l’argent soit un moyen, il faut que ça soit un carburant. Ce n’est pas le moteur mais c’est le carburant.

Donc ça va être le diesel ou l’essence, qui va me permettre d’avancer vers cette destination, vers cet objectif, si je le rappelle encore une fois, est la liberté et l’indépendance financière. Et qu’est-ce que c’est en fait la liberté financière ? C’est d’avoir un patrimoine qui nous rapporte, assez d’actifs, sans que nous, on ait besoin de travailler en fait, finalement, c’est ça ce qu’on pourrait dire de manière synthétique.

Alors, ça dépend de ce qu’on appelle travailler, parce que gérer des actifs, c’est du travail. Et de notre côté, par contre, c’est gérer ces actifs, c’est peut-être un petit peu différent par rapport à ce que tu veux dire, travailler pour quelques-nôtres ou une autre idée, qui est une entreprise d’une autre, de quelques-nôtres.

Comment est-ce que tu veux dire ? Alors, on a parlé des prérequis, qu’est-ce qui est nécessaire pour se lancer selon toi ?

Qu’est-ce qui n’est pas nécessaire pour démarrer ?

Ce qui n’est pas nécessaire? Pour continuer avec ce qui est nécessaire, après je vais dire ce qui n’est pas nécessaire. Un deuxième point qui est nécessaire, c’est d’être bien formé.

Ah, d’accord. C’est d’être bien formé, donc d’avoir lu les bons ouvrages en finances personnelles. Il n’y en a pas énormément.

Personnellement, je suis un collectionnaire de livres de finances personnelles et je dois t’avouer Olivier, que je n’en ai pas non plus 100 000 des livres de finances personnelles. Ils se comptent finalement en quelques, on va dire, en quelques dizaines. La littérature n’est pas très abondante sur ce sujet-là.

Est-ce que tu peux partager là et puis nous citer quelques titres que tu affections particulièrement, qui ne sont pas forcément dans ta maison d’édition ?

Non, non, mais bon. J’allais pas citer les miens. J’allais pas faire un placement de produit.

Un que j’apprécie et je pense que t’as peut-être dû le lire. Tu me diras si c’est le cas ou pas. Ça m’intéresse de le savoir.

C’est L’homme le plus riche de Babylone. C’est un vieux livre qui est sorti en 1926. Est-ce que tu l’as lu ou pas, Olivier, celui-là ?

Non, celui-là, je l’ai pas lu. Je le note, je le note.

Alors, L’homme le plus riche de Babylone.

Ouais, celui-ci, je le connais.

OK, donc Père riche, Père pauvre. Il y a l’autoroute du millionnaire d’un certain M] DeMarco que j’apprécie tout particulièrement. Tu vois, je cite pas les miens.

Je suis un bon élève.

Oui, c’est parfait. On te fera ta le reproche du placement de produit.

Voilà. Donc, je peux t’en citer d’autres si tu veux, mais ceux-là, déjà, ils ouvrent pas mal les perspectives.

Parce que voilà, ça donnera un peu quelques idées pour nos auditeurs s’ils veulent aller au-devant de la littérature dans ce domaine. Alors, du coup, on a parlé des prérequis. Je crois que tu as fait le tour de la question et tu voulais parler de ce qui n’était pas nécessaire forcément, contrairement à ce que l’on pourrait penser.

Alors, ce qui n’est pas nécessaire, c’est le fait… En fait, si tu veux, il faut se lancer. Une fois qu’on est lancé, une fois qu’on a fait, on va dire, une opération, qu’elle soit dans l’immobilier ou dans l’entreprenariat, une fois qu’on a fait le premier pas, c’est bon.

On a enclenché un processus et ensuite, la suite se déroule de manière plus naturelle, si tu veux. Mais le tout, c’est de faire le premier pas et de voir les feedbacks que ça apporte et ensuite de continuer le chemin. C’est un voyage finalement.

D’accord. Donc il faut se lancer. Voilà, c’est ce que tu diras.

Une fois que les prérequis sont remplis, donc la formation, l’état d’esprit, le mindset, éventuellement être accompagné, être accompagné par un gestionnaire de fortune. Alors le mot paraît

tout de suite. Ça y est, on parle déjà de fortune.

C’est un terme générique. On va dire un gestionnaire de patrimoine. Sur mon LinkedIn, j’ai édité un article.

Enfin, j’ai édité un article qui réagissait à un autre article, en fait, sur un joueur de basket NB qui s’appelle Evan Fournier, qui est un Français qui joue pour les New York Knicks. Et en fait, l’article expliquait la pertinence pour quelqu’un qui gagnait vraiment beaucoup d’argent, il gagne vraiment plus d’argent que le commun des mortels. C’est la pertinence d’avoir à ses côtés des gestionnaires de patrimoine pour l’aider dans ses démarches patrimoniales, constituer son patrimoine.

Alors comme Evan Fournier est quelqu’un qui apprécie énormément la France et qu’il a beaucoup d’argent, enfin pas mal d’argent, il investit beaucoup en France sur de la nu propriété pour justement se constituer un patrimoine et générer des revenus, ce qu’on appelle des revenus passifs avec des logements, locations, locations saisonnières, etc. Donc c’était un bon exemple aussi, il faut être accompagné. Donc tout ça pour dire qu’on peut être accompagné.

On n’a pas besoin d’être milliardaire pour être accompagné, on peut être accompagné en commençant humblement et en commençant tout petit. Et c’est bien aussi d’être conseillé par les bonnes personnes, c’est important parce que tout de suite c’est un effet de levier, parce qu’on profite de l’expérience de spécialistes et d’experts connus et reconnus, donc c’est pas mal.

Et puis il y a une croyance, on gagne beaucoup de temps, et il y a une croyance qui voudrait qu’il n’y ait que les riches qui auraient accès à ce type de personnes, mais je pense qu’il existe des outils maintenant sur internet et des applications qui pourraient nous permettre d’accéder à ce type d’experts.

Oui, alors là je peux faire du placement de produits en parlant de Scrooge Finance, évidemment, mais ça serait vraiment malvenu sur ce podcast que je le fasse.

Donc le tout aussi, parce qu’en fait il y a aussi la question de la légitimité, tu sais, parce que si on vient d’une famille, on va dire, une famille modeste qui ne connaissait pas tout ça et que nous on est la première personne dans sa famille à gagner autant, il est bon aussi d’être accompagné. Donc en résumant pour nos amis auditeurs, je dirais numéro un, l’état d’esprit, numéro deux, la formation. Ça, à la limite, on peut le faire tout seul en lisant des livres chez soi.

Et puis troisièmement, si on a envie, si on ne se sent pas totalement légitime, être accompagné par les bonnes personnes.

Alors passons à la phase comment. Comment se constitue ce fameux patrimoine ? Quelles sont les étapes, les phases, par quoi on doit passer pour y arriver ?

Alors la première étape du comment, c’est d’abord d’accumuler.

C’est un processus d’accumulation parce qu’il faut du capital, il faut des moyens, il faut un apport personnel minimal, je dirais pour être crédible face à son banquier. Donc oui, la première étape, c’est d’accumuler.

Et souvent, quand on fait de la budgétisation, c’est-à-dire qu’on contrôle ses dépenses mensuellement ou annuellement, on est déjà plus apte à mettre de côté, donc à épargner. Mais ce n’est pas de l’épargne défensive, ce n’est pas de l’épargne pour épargner. C’est de l’épargne qui va nous permettre de nous projeter vers l’avant.

Donc on est en train d’accumuler pour se projeter vers l’avant.

C’est de l’épargne pour la liberté. La première étape, c’est de mettre de côté une somme suffisante pour pouvoir ensuite se lancer.

Oui, exactement. Il faut avoir ce… C’est le point de départ.

C’est l’énergie qui va pouvoir libérer les forces et ouvrir les chakras. Donc on a besoin de ce capital de départ. Il ne doit pas non plus être trop élevé parce que sinon on passe toute sa vie à mettre de côté et puis on ne vit jamais sa vie.

Il faut une somme raisonnable mais importante, relativement importante, pas trop importante non plus. Et puis on se lance, on fait sa première opération.

Oui parce que ce que j’ai compris en préparant cette émission, c’est qu’en fait on peut démarrer tout petit. Donc forcément, qui dit démarrer tout petit dit petite somme de départ pour se lancer.

C’est ça que j’ai cru comprendre.

Et puis moi, je suis un fervent défenseur de la rentabilité et de la capacité d’auto-financement, c’est à dire la capacité à réinvestir ce qu’on a gagné, justement, dans l’allergissement de ce patrimoine qu’on a commencé à. Donc il faut toujours réinvestir, réinvestir pour faire grossir la chose.

D’accord. Donc première étape, se constituer un petit capital de départ.

Oui. Première étape, ensuite, budgétiser, budgétiser ses dépenses. Mais ça, on pourrait même le mettre en étape zéro parce que c’est la budgétisation qui va nous permettre d’épargner.

Une fois qu’on a ce petit capital fort sympathique, il faut investir sur ce que moi, j’appelle un véhicule financier, un véhicule financier, parce que le véhicule va prendre notre capital et il va nous emmener ailleurs. Toujours cette notion de mobilité. Donc là, en termes de véhicule financier, il y en a à foison.

Là, c’est la jungle, il y en a de partout. Donc il faut faire le bon choix. Soit pour rester dans des thèmes généraux, volontairement généraux, soit on choisit l’immobilier qui lui-même est un monde en soi, est un univers dans lequel on pourrait rentrer en détail.

Donc soit on choisit d’investir dans la pierre, sachant que c’est l’un des investissements préférés des Français, parce que c’est vraiment très tangible. On peut toucher nos murs. Les Américains, c’est intéressant de faire le parallèle France-Amérique.

Les Américains sont plus portés sur les actions, sont plus portés sur les indices boussiers. Voilà, sur les entreprises. Par exemple, les Américains vont plus s’investir sur ce qu’on appelle un indice qui s’appelle le SP500, que tu connais certainement, je pense, à travers un outil qui s’appelle les ETF.

Donc ils vont plus s’investir là-dessus de manière récurrente, sachant que le SP500, depuis les 20 dernières années, rapporte en moyenne entre 8 et 12% par an. Donc on est mieux fort. Tous nos amis auditeurs, ils peuvent vérifier ça sur Internet.

Regarde juste, la courbe, elle est croissante, elle est

expollortielle.

J’ai déjà fait une émission sur l’investissement passif dans ce type de support, les ETF, et on a déjà parlé de leur intérêt en DCA, donc programmé régulièrement. Les auditeurs qui nous écoutent peuvent se référer à cet épisode pour en savoir plus.

Super. Donc voilà, pour récapituler, il y a l’immobilier, il y a, comme on vient de le citer à l’instant, les actions. Alors dans les actions, il y a énormément de produits, il y a les actions, il y a les obligations, il y a les indices, donc c’est vraiment, la palette est large.

Ensuite, le troisième pilier, c’est de faire de l’entrepreneuriat.

Donc on peut créer sa structure. Si on ne se sent pas prêt à créer sa propre marque, on peut opter pour un système de franchise.

Comme notamment dans la restauration, qui sont fort connues en France. Par exemple, j’en prends une, mais elle est vraiment iconique et symbolique. C’est celle de McDonald’s ou de KFC.

C’est-à-dire qu’avec un point de départ, un investissement de quelques centaines de milliers d’euros, on peut ouvrir son restaurant avec cette marque.

Déjà quelques centaines de milliers d’euros, c’est déjà une bonne épargne de départ.

C’est une bonne épargne de départ. Après, on peut faire financer une partie par la banque si on a une bonne relation avec son

banquier. On peut avoir un apport et puis la banque peut compléter parce que ce sont des marques qui sont bien connues des financiers et c’est relativement sécurisé d’investir sur ce type de marque.

Après, la chose, si on peut préciser, c’est l’emplacement. Il faut vraiment que le restaurant soit dans un emplacement stratégique. Et puis après, je dirais presque que l’affaire est dans le sac.

Moi, je pensais à autre chose, c’est que certains métiers sont…

Dans certains métiers, on peut être salarié ou aussi indépendant.

Le pas facile, entre guillemets, c’est pas forcément facile à faire.

Prendre la décision de se mettre à son compte en indépendant, c’est aussi quelque part accéder à cette liberté dont tu parles et de monter une entreprise.

Oui. Et puis, tu sais… Non, non, c’est un exemple pertinent et judicieux.

Sinon, tu sais, tu peux commencer en tant que auto-entrepreneur, même si le chiffre d’affaires est limité à 32 000 euros, et puis une fois que ton activité est validée, tu changes de statut, tu passes à une SARAD et comme ça, tu manques les marches crescendo.

D’accord. Donc, on est sur un véhicule financier qui sont une entreprise, des actions d’autres entreprises, des parts sociales qui sont dans l’immobilier. Alors, on peut citer tout un tas d’autres moyens d’investir, de choisir son véhicule financier.

Il y en a à foison, comme tu disais Bassem. Et donc, en fait, comment on le choisit ?

Alors, on le choisit en fonction… C’est comme un couple. C’est comme si tu lui demandais comment on choisit sa future épouse ou son futur époux.

C’est selon. Ça dépend de nos attentes. Ça dépend de notre personnalité et ça dépend de nos objectifs.

Par exemple, moi, je sais personnellement que pour tout ce qui est immobilier, c’est bien parce que ça sécurise, ça permet d’avoir des revenus passifs. Donc ça dépend en fait. Il y a des gens qui ne sont pas faits dans l’entreprenariat.

Voilà, donc c’est très personnel en fait ce choix. C’est un véhicule financier qui doit te correspondre. Donc correspondre un petit peu à ton appétit.

Est-ce qu’il faut aimer ce véhicule financier, est-ce qu’il faut avoir de l’attirance? Comment est-ce qu’on peut le qualifier un peu mieux pour aider nos auditeurs ?

Il y a un côté attirant et avant tout, avant d’avoir le côté attirant, il faut avoir le côté compréhension. C’est-à-dire qu’il faut déjà dominer le sujet pour pas être trompé. Parce que nous, on ne veut pas tromper les gens.

Au contraire, on veut apporter plus de clarté dans leur choix.

Donc avant d’être attiré et d’être séduit, il faut d’abord comprendre la psychologie du produit ou du secteur vers lequel on se dirige. Parce que chaque véhicule financier, il a son propre cycle, il a son propre rythme, il a sa propre fréquence, comme le battement d’un cœur, il y a une fréquence par minute.

Et donc si par exemple, moi j’investis en tant qu’actionnaire sur des actions, il faudrait que j’attende un an avant de pouvoir éventuellement toucher des dividendes. Donc si on n’est pas à l’aise avec le fait d’attendre cette temporalité là et que je suis plus sur une temporalité par exemple de la mensualité, parce que pour des raisons de trésorerie, pour des raisons de cash flow, pour des raisons d’échange, etc. Eh ben il faut se diriger plutôt vers l’immobilier.

D’accord? Donc c’est vraiment ces questions-là. Il faut bien comprendre le sujet, il faut comprendre la temporalité.

Voilà, c’est vraiment des choses qu’il faut d’abord, des choses dont il faut s’imprégner. Une fois qu’on a bien compris tous les tenants et les aboutissants, on peut se lancer les yeux fermés.

Mais avant ça, il y a tout un travail de préparation en interne qui doit se faire.

Ce que je comprends, c’est qu’il y a une partie subjective, pardon, je parlais d’attirance, mais c’est pas ça qu’il faut utiliser. C’est plutôt une partie objective basée sur une solide formation, une solide compréhension du véhicule financier dans lequel on veut se lancer. Donc du coup de l’éducation, voilà, s’instruire.

Ça c’est un peu aussi le démarrage dans le choix du véhicule financier. Et ensuite, se lancer… Alors on commence petit, non ?

On va… On peut commencer petit. Par exemple, moi j’ai des personnes qui m’ont approché, qui m’ont posé des questions, qui voulaient se lancer dans l’immobilier.

Vraiment un cas pratique, un cas qui m’est arrivé et qui n’avait pas assez de fonds pour démarrer dans l’immobilier. Donc ils ont commencé d’abord à faire du parking, à acheter des parkings parce que le prix d’un parking est beaucoup moins cher que le prix d’un appartement. Donc ils ont commencé à acheter des parkings.

Ils ont créé la SCI pour mettre tous les biens, entre guillemets, dans cette SCI et ensuite avec cette connaissance, ce savoir, cette expérience qu’ils ont accumulée et ensuite ils ont pu grandir et puis évoluer vers des appartements, d’abord des studios, des appartements et puis plus ça va et plus ça grandit en fait.

Comme on dit, c’est un forgeant, conduire un forgeant. Donc effectivement, donc commencez petit avec son budget. Essayez de voir si ce véhicule financier qu’on a choisi est bien celui qui nous convient.

Si vous votez, si ce n’est pas le cas, toujours avec le même objectif, on peut se tromper et ensuite grossir. C’est ça. Alors du coup, pour grossir, je pense que tu en prépareras cette émission, tu m’as dit un truc très pertinent, c’est que apprendre et améliorer, c’est d’abord mesurer.

On ne peut améliorer que ce qu’on mesure, le fameux dicton.

Donc là aussi, dans ce cas là, ça s’applique plus qu’ailleurs, il faut mesurer et en tirer les leçons.

Absolument. Il faut être capable de mesurer, donc il faut être un petit peu à l’aise avec les chiffres, c’est-à-dire que quand on achète un billet immobilier, par exemple, pour rester sur cette question-là, il faut qu’on soit capable de calculer le retour sur investissement. Le retour sur investissement, pareil pour quand on crée une entreprise, ce qui est ton cas, je crois, Olivier, il faut calculer le rendement, le rendement, la marge.

Quelle est ma marge ? Est-ce que ma marge, elle est de 10, de 15, de 20, de 25? Ce n’est pas pareil.

Et puis, calculer la capacité d’autofinancement pour pouvoir réinvestir et puis remettre cet argent sur la communication, sur le marketing, sur le recrutement d’experts. Voilà. Donc, c’est toutes ces questions-là.

Donc, il faut qu’on puisse mesurer. Et puis après, ça peut être aussi un autre indicateur. Ça peut être juste la valeur.

Quelle est la valeur de l’appartement ? Quelle est la valeur de l’entreprise que j’ai créée? Si par exemple, je te donne un exemple très simple, vraiment hyper basique.

Si par exemple, j’écris une startup et j’ai un investisseur qui me dit je suis capable de mettre 100 000 euros en prenant 10 % de votre capital de l’entreprise, du capital social de l’entreprise contre 100 000 euros. Ça veut dire que vous avez créé une structure qui, techniquement, en termes de valorisation, vaut 1 million d’euros. Alors vous, vous n’avez pas.

Alors c’est 1 million d’euros qui ne sont pas dans votre poche.

C’est-à-dire qu’ils ne sont pas palpables. Mais vous avez créé une structure qui a cette valeur-là.

Vous-même en tant qu’entrepreneur, en tant que financier, vous n’avez pas la totalité. Parce qu’il y a 10% qui appartiennent à cet investisseur et vous en avez 90, ce qui est pas mal. Donc ça vous donne une marge de manoeuvre.

Vous avez les coûts des franges pour pouvoir déployer votre stratégie et aller de l’avant justement.

Et donc du coup, en subliminal, ce qu’on est en train de dire, quand tu dis il faut être à l’aise avec les chiffres, c’est aussi une partie de formation dont il faut faire l’acquisition rapidement.

C’est cette partie gestion, gestion financière, gestion comptable.

Tout ce qui fait la structure d’une petite entreprise, même si elle est petite, il faut manipuler certains indicateurs facilement pour pouvoir mesurer et du coup améliorer.

Oui, mais les personnes, les personnes qui sont très, très riches, quand on leur dit leur fortune, ils sont toujours très étonnés parce que, comme l’exemple que je vais me citer à l’instant, en général leur fortune, elle n’est pas liquide. Leur fortune, elle est bloquée dans des entreprises, elle est bloquée dans des garages, elle est dans des yachts, elle est dans des jets privés. Donc quand on leur dit que vous êtes à la tête d’une fortune de 200 milliards, ils sont toujours très interloqués, donc on les voit faire les gros yeux parce que ils savent pertinemment qu’ils n’ont pas cette somme-là dans leur compte bancaire et que c’est vraiment des calculs de valorisation.

Il faudrait qu’ils vendent tout à l’instant T pour récupérer ce cash-là et là on pourra vraiment dire qu’ils ont cette somme, ce qui n’est jamais le cas en fait.

Ce qui n’est pas possible.

Ce qui est techniquement pas possible en fait. Sinon ils ont tous aidé, ils ont de l’argent mais ils n’ont plus d’entreprise. Ils ont perdu leur bien de production. ce qu’il ne faut jamais faire. ce qui

est une erreur fatale.

C’est comme si on perdait le roi au jeu d’échec.

Alors, donc on est à la phase où on a lancé avec sa méthode des petits pas, son petite entreprise, sa petite solution, son véhicule financier, comme tu vas me l’appeler. Et bon, on a fait cette première étape, petite. Comment on continue ?

Qu’est-ce qu’on fait ensuite ?

Alors, qu’est-ce qu’on fait ensuite? On a pris conscience qu’en fait, il ne fallait pas vendre son temps. Tu fais juste une petite apartée mais qui est d’importance.

Parce qu’on arrive à un moment, à un moment clé. On a pris conscience que pour s’enrichir, on ne devait pas vendre son temps. Parce qu’on est toujours limité, toujours limité dans le temps.

Et donc, il fallait vendre un produit. C’est le produit qui va travailler pour nous, si tu veux. Ce n’est pas notre temps parce que notre temps, il est toujours limité.

Il n’y a que 24 heures dans une journée. Donc, il faut toujours avoir un produit qui peut se vendre x fois et qui lui va nous rapporter beaucoup d’argent. Il faut sortir de cette mentalité de vendre son temps parce qu’on vend quelque chose qui est limité et qui a une valeur qui est également limitée.

Donc, on est en train de limiter ses revenus, qu’on le veuille ou non, même si on a des journées qui sont très bien payées, mais on est limité quand même. Mais quand on accède, c’est comme un, si tu veux, c’est comme un piratage, c’est comme un hack.

Dès qu’on commence à vendre un produit, techniquement, le produit je peux en vendre 1000, 10 000, 100 000 dans une journée.

Et là, on a dépassé la courbe du temps. On est sorti du temps, on transcende le temps.

Merci Bassem pour toutes ces précisions. On a choisi son véhicule financier. On a fait sa première expérience avec un petit projet qu’une épargne qu’on a réussi à accumuler plus ou moins rapidement.

On a pu mesurer que ça se passait bien ou pas bien. Donc, quelle est la suite ?

La suite en tant qu’entrepreneur, c’est surtout de ne plus vendre son temps. Parce que en fait, ça, c’est un piège. C’est un piège de la matrice.

Il ne faut pas vendre son temps. Mais au contraire, il faut vendre un produit ou un service ou les deux à la fois. C’est encore mieux comme ça en multiplié des sources de revenus.

C’est une autre chose que je pourrais développer après. Donc, il faut vendre un produit qui lui va faire le job à notre place. C’est à dire qu’en termes de temps, je ne peux pas vendre plus que 24 heures de mon temps.

Ce serait déjà beaucoup parce que ça voudrait dire que je n’ai pas beaucoup de temps pour me reposer. Les produits, je peux en vendre une quantité incroyable en fonction de la demande, bien sûr. Donc c’est à moi de savoir comment stimuler cette demande, d’y répondre de la manière adéquate et d’avoir les revenus qui vont avec.

Et si tu regardes bien, tous les grands entrepreneurs actuels, modernes et anciens, sont des personnes qui vendent un produit d’une manière industrielle, pour faire très vite et pour donner une image très claire, j’espère, à nos auditeurs, auditrices. Si on prend les plus riches, on va prendre les plus riches, comme ça c’est beaucoup plus significatif. Et c’est pareil pour tout ce qui suit.

Si on prend Bernard Arnaud, je prends exprès un Français qui est l’un des plus riches au monde, qui est à la tête de LVMH, c’est quelqu’un qui vend principalement des produits, c’est-à-dire des sacs de luxe, des parfums, des robes, etc. Donc ce sont des produits. Si on prend Elon Musk, qui suit juste après ou juste avant le classement, ça dépend quelle année on lit Forbes, il vend des produits, c’est-à-dire des Tesla, des voitures électriques.

Il a rendu des services aussi, avec Paypal.

Et maintenant, il revient avec Twitter. Il veut reprendre sa revanche, qui l’a mûri pendant 25 ans. Il veut remettre des services banquiers et financiers dans X.

Twitter qui l’a rebaptisé X.

Donc, si je comprends bien, il faut choisir un véhicule financier qui permet de vendre des produits ou des services et pas du temps.

Jamais.

C’est ça qui est important. Parce qu’avec le service ou le produit financier, on peut passer à l’échelle, on peut démultiplier. Et donc, en fait, il y a un effet de multiplication qui est possible.

Ça veut pas dire qu’on va pas y arriver, mais en tout cas, c’est possible. Alors qu’en vendant son temps, c’est pas possible.

C’est pour ça que dans mes cours, alors j’ai des étudiants qui m’en veulent un petit peu pour ça. Je suis obligé d’être honnête.

Quand je leur dis que l’auto-entrepreneuriat, c’est pas du vrai entrepreneuriat, j’ai des réactions un petit peu offusquées dans ma classe.

Pourquoi monsieur ? Comment vous dites ça ? Mais comment ?

Et je leur explique qu’en fait, un auto-entrepreneur quelque part, sans vouloir dénigrer ce secteur-là, loin de moi cette idée, ce n’est que du salariat déguisé, parce qu’en fait on vous dit que vous êtes auto-entrepreneur, donc il y a le mot entrepreneur dessus, donc on trompe un petit peu les gens, mais on leur

demande encore de vendre. Pas pour tout le monde, mais pour beaucoup d’entre eux. Je pense notamment aux coursiers qui sont sur les plateformes type Uber Eats ou Deliveroo qui transportent des repas sur leur vélo, et bien on leur dit qu’ils sont auto-entrepreneurs, mais en fait ils vendent leur temps finalement.

Donc c’est la matrice qui nous re-manipule. Donc il faut rester très très vigilant là-dessus. Il faut trouver le produit qui nous corresponde, service ou produit, ou les deux à la fois, c’est encore mieux.

Donc c’est en multiplier les sources de revenus, comme ça on atteint nos objectifs financiers.

D’accord, c’est très clair. Ensuite, tu nous as parlé en préparation d’atteindre la super-performance, sur-performance. Donc qu’est-ce que c’est que cette notion, selon toi, qu’est-ce que tu entends par là ?

Alors, la sur-performance, il faut savoir que les gens qui ne sont pas dans cette sur-performance sont des gens qu’on oublie, qui ne marquent pas l’histoire, si tu veux. Dès qu’on parle de gens connus, on cite à quelques instants Bernard Arnault ou Elon Musk, ce sont des gens qui sont dans la sur-performance. Ils sont au-delà de la performance.

Ils ont tellement performé, comme un athlète, un athlète au JO, il a fait une performance tellement historique que son nom est resté dans l’histoire, avec un grand H, parce que sa performance a fait date. Il a brisé un record pour parler un petit peu de l’aspect sportif des choses. Donc nous en tant qu’entrepreneurs, en tant qu’investisseurs, en tant que financiers, si tu veux, il faut qu’on vise cette sur-performance.

Il faut qu’on soit dans cette optique-là. Et pour ça, il y a pas mal aussi de prérequis qu’il faut remplir. Il faut avoir une bonne équipe, une bonne stratégie, il faut avoir des bons moyens, avoir les bons indicateurs, tu m’en parlais tout à l’heure.

Et il faut être hyper motivé, archi impliqué pour pouvoir

atteindre justement cette sur-performance.

Alors, est-ce que c’est forcément un objectif qu’on doit se fixer quand on veut chercher la liberté, comme on le disait tout au début, de vouloir atteindre la sur-performance ? Est-ce que si on peut pas l’atteindre sans viser cet objectif très haut niveau, où est-ce qu’il faut vraiment se le fixer pour peut-être arriver un peu plus bas ?

Et là, ça dépend de l’ambition de chacun. Donc chacun verra midi à sa porte. Il y a des ambitieux.

Il y a des personnes qui sont moins ambitieuses pour des raisons qui les regardent. Mais en tout cas, c’est un bon indicateur, je trouve, dans un monde qui va de plus en plus vite. Un moment où la compétition est vraiment très très forte puisque on est dans le summum de la mondialisation.

Donc si on n’a pas cette mentalité-là de la compétition saine, je ne parle pas de la compétition malsaine, de la compétition saine, moi j’estime déjà que la première compétition qu’on doit avoir c’est par rapport à soi-même. Il faut se challenger tous les jours pour devenir meilleur par rapport à ce qu’on a fait hier ou ce qu’on a fait précédemment. Donc c’est un sujet assez personnel, mais je pense que c’est un bon indicateur de progression parce que si on n’est pas dans cette performance ou dans cette surperformance, ça veut dire que quelque part on est en train de régresser et c’est jamais bon pour soi, c’est jamais bon pour son mental et c’est encore moins bon pour ses finances.

D’accord, merci de te parler.

Mais ça va !

Alors j’ai une dernière question par rapport à cette surperformance. Comment on fait pour l’atteindre ?

Il faut devenir une machine. Il faut s’organiser comme une machine pour vivre comme un humain.

D’accord, donc c’est un peu d’automatisation et de la délégation quelque part ?

Il faut automatiser, il faut planifier à l’avance ces tâches pour pouvoir les absorber dans le temps, que ce soit acceptable. Et il faut énormément automatiser. Et puis, il faut bien identifier les phases de travail de production, donc les heures productives de la journée, les heures de créativité.

Il faut vraiment être très très bien structuré. Il faut avoir les bons outils technologiques. Donc c’est toute une organisation en fait, c’est vraiment méticuleux.

Et comme ça, on peut travailler plus légèrement parce que quand on fait une tâche, cher Olivier, et qu’on a noté qu’on a fait cette tâche, ça nous libère des hormones dans le cerveau. On est content de l’avoir fait, donc ça nous permet d’être encore plus productifs. Donc c’est très bien.

La dopamine de la réussite.

La dopamine, cher Fai-le-Maud, c’est la dopamine. Donc l’idéal, c’est d’avoir beaucoup de dopamine parce que ça nous motive à aller vers l’avant et on se sent plus léger. Alors que quand on n’a pas fait une tâche, même quand on est en phase de repos, on se dit, ah mince, ce dossier là, il n’a pas été traité.

Moi, il m’arrive même de mal dormir parfois parce que quelque chose n’a pas été fait, donc je préfère les faire et comme ça, je suis tranquille après.

Oui, c’est le cas de beaucoup de monde. Moi, j’arrive au bout de mes questions sur ce sujet passionnant. Je pense qu’on pourrait en parler des heures.

Pour ici beaucoup, Bassem pour ce partage. Si on a des questions, si on veut te contacter, comment est-ce qu’on peut te joindre ?

Très simplement, je suis sur LinkedIn, donc vous tapez juste MEJRI Bassem et puis le nom de mon entreprise. Vous me trouvez assez facilement. Je suis également sur Twitter,

MEJRIBASSEM10.

Mes comptes sont ouverts grand public, donc j’invite tout le monde à me poser ces questions et à entrer en contact avec moi, c’est le désir. Avec grand plaisir.

Très bien, merci beaucoup Bassem. Et puis à bientôt chers auditeurs pour un nouvel épisode du podcast. Au revoir.

Merci infiniment, au revoir.

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Ce podcast est rendu possible par Scrooge Finance, la plateforme des experts en solutions financières, fiscales et patrimoniales pour vos projets de vie personnels et professionnels. À très bientôt pour un nouveau podcast Finance et patrimoine, les secrets backstage. Finance et patrimoine.

Sommaire
Femme souriante en noir et blanc

Géraldine Garnil

Auteur

Géraldine Garnil est co-fondatrice et associée chez SCROOGE FINANCE. Elle a passé 15 ans en tant que conseiller en gestion de patrimoine dans une grande banque. En 2019, elle a créé son propre cabinet de conseil en gestion de patrimoine. En 2020, elle a co-fondé SCROOGE FINANCE pour démocratiser l’accès au conseil financier. Géraldine est passionnée par l’idée de rendre le conseil financier accessible à tous. Elle continue de jouer un rôle clé chez SCROOGE FINANCE, contribuant à offrir des services financiers transparents et de haute qualité.

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